Des entrepreneurs turcs viennent prospecter à Bordeaux

Délégués par l’Institut du Bosphore et sous la houlette de la CCI, des entrepreneurs turcs, au rang desquels figuraient le vice-président de la Tüsiad, équivalent du Medef français, ont parcouru les 2 et 3 novembre 2010 le tissu entrepreneurial de la région Aquitaine afin d’en mesurer le potentiel économique et de susciter du business.

Créé en 2009, l’Institut du Bosphore est un cercle de réflexion visant à renforcer les liens entre la France et la Turquie.
C’est sous son égide que cinq  entrepreneurs turcs, accueillis par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux et des élus locaux, ont prospecté le marché aquitain, à la fois pour faire tomber les clichés attachés à l’image de la Turquie mais aussi pour faire des affaires auprès des acteurs économiques du territoire.
Parmi les délégués turcs, il y avait Pekin Bara, président d’une société de transport maritime et surtout vice-président de la Tüsiad, le Medef turc.
Ce n’est toutefois pas un hasard si ces visiteurs méditerranéens ont choisi l’Aquitaine pour réaliser leur prospection : beaucoup de filières régionales ont déjà tissé des liens économiques très forts avec Istanbul et certaines activités nouvelles, comme les énergies renouvelables, possèdent un fort potentiel de développement en Turquie.
La délégation s’est également reconnue dans le modèle d’entreprises qui caractérise le Sud Ouest de la France (Aquitain et Midi Pyrénées) et l’a estimé particulièrement compatible avec son homologue turc. Pour Naïm Koçer, ancien du Crédit Agricole et fondateur de TVK Shipyard, société de construction maritime, « La structure de nos PME est identique. Il s’agit ici comme là-bas de petites entreprises qui ont l’avantage de la réactivité, de l’adaptation et de la souplesse. Autant d’arguments pour pouvoir créer des synergies et collaborer » (source : Touléco).

2. Croissance

Les délégués ont en aussi profiter pour rappeler que la Turquie, immense marché de 72 millions d’habitants, dont la moitié a moins de 20 ans, enregistre aujourd’hui la deuxième croissance économique mondiale.

Ils ont aussi précisé qu’une très forte proportion des Turcs aspire aujourd’hui à un mode de vie occidentalisé et que, dans la perspective d’une entrée au sein de l’Union Européenne, le cadre juridique des entreprises turques s’est beaucoup rapproché des modèles européens depuis une décennie.

Selon l’ambassade de France, 300 entreprises françaises se sont installées en Anatolie, ce qui représente, sur place, près de 70 000 emplois.

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